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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 33-43)–Octobre 2026 En
ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du
peuple : « Écoutez cette parabole : Un homme était
propriétaire d’un domaine ; il planta une vigne, l’entoura
d’une clôture, y creusa un pressoir et bâtit une tour de garde.
Puis il loua cette vigne à des vignerons, et partit en voyage. La
pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs
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Voilà que l'évangile jette une pierre dans notre jardin... Car dans la mesure même où, chrétiens, nous nous considérons être les "autres" vignerons, à qui serait donné la vigne ôtée aux premiers, il convient de nous laisser interroger par cette parabole et surtout par la question finale de Jésus :"Vous n'avez jamais lu dans les Ecritures ?" Or les Ecritures sont d'Israël, la pierre d'angle aussi. La
"vigne"
est bien "la maison d'Israël"; et l'Eglise seulement par
extension, non par substitution. Cette vigne est de tout temps un
lieu où la relation entre Dieu et les humains tourne au drame. Le
prophète Isaïe et la parabole de ce jour la racontent pourtant
d'abord comme l'objet de la sollicitude amoureuse de Dieu et de son
respect à l'égard de l'autonomie humaine. - "Il
partit au loin" dit
la parabole, pour dire l'infinie confiance divine et son attente
patiente d'un fruit. Cela n'empêche que ce lieu devient l'espace du
rejet, de la violence et du meurtre, y compris du fils. - Heureuse
nouvelle néanmoins, puisque le "royaume
de Dieu"
échappe à tous les vignerons, quels qu'ils soient, puisqu'il ne se
donne que là où du fruit est fait.
Car la vie ne peut surgir où la convoitise de l'héritage et la
violence jalouse tue ce qu'il y a du "fils"
en nous. Aussi, vouloir mettre la main sur Jésus comme sur une
possession, c'est le mettre à mort et nous perdre nous-mêmes. L'étonnant, c'est que dans le lieu même du drame, il reste après toute cette violence comme une pierre perdue que Jésus ramasse et en laquelle il donne à lire la "pierre jetée dehors, devenue pierre d'angle". Mais cette pierre-là ne réunit-elle pas des côtés opposés ? Par rapport à cette pierre, tout est désormais orienté, se brise ou est écrasé. Car Jésus lui-même est cette pierre d'angle; en reposant sur lui qui nous tient ensemble, il est possible de faire fruit. Jésus, n'en est-il pas le premier ? Car lui, il n'a pas seulement lu les Ecritures, il les a signées de sa vie sur la poutre de la croix. |
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Mod . le 28/09/2026