NOEL 2023

Mc 16, 1-8 P￵es 2024

Mc 3,20-35 0/6/2024

Luc, 3,1-6 Avent 2024

Lc Rameaux Passion

 Lc (17, 11-19) – 10/ 2025

 Mtt 5 13-16 Fev 2026

Matt 2,1-12  Epiphanie

Lc 24,36-49 0/4 2024

Mc 7, 31-37  0/8 2024

Dieu nouveau venu Noel 2024

V>eill¢ pascale C  Lc 24, 1-12 P￵es 2025

 Je 2,13-25 11/ 2025

 #Je 4 5-42 Mars 2026

Je 1,35-42 01/ 2024

Ascension 05/ 2024

Mc 10, 17-27 10/2024

Lc 3,15-16.21-22 ( Bapt¥ de J￵s)

Je  10, 27-30 05/2025

 Mtt 11, 2-11 12/2025

 

Mc 1,40-45 02/2024

Je 17,11-21 0/5 2024

Matt 5, 1-12a - Toussaint 2024

Lc 5,1-11 04/2025

Ac 2, 1-12 - 06/2025

Noel 2025

 

Je 3,14-21 03/ 2024

Pentecote 0/5 2024

Mc 12,41-44 13,1-3a 11/2024

1er Car C - Lc ( 4, 1-13 ) - 03/ 2025

 La Croix glorieuse Je 3,14-21 09/2025

Matt 3 13-17 01/2026

 

 

   Année  2026

 



Evangile selon St Matthieu 3, 13-17 Janvier 2026


Alors paraît Jésus. Il était venu de Galilée jusqu’au Jourdain
auprès de Jean, pour être baptisé par lui.

Jean voulait l’en empêcher et disait :
« C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi
qui viens à moi ! »
Mais Jésus lui répondit :

« Laisse faire pour le moment, car il convient que nous accomplissions ainsi toute justice. »
Alors Jean le laisse faire.

Dès que Jésus fut baptisé, il remonta de l’eau,
et voici que les cieux s’ouvrirent : il vit l’Esprit de Dieu
descendre comme une colombe et venir sur lui.

Et des cieux, une voix disait :
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie. »

 

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Peut-être cela nous est-il arrivé : étonnés, un peu désarçonnés, et pourtant réjouis, nous avons dit à quelqu'un que nous osions à peine reconnaître : "et toi, tu viens à moi ?" – Voici la question que Jean adresse à Jésus quand il vient lui demander de faire son métier de baptiseur, pour lui comme pour les autres. C'est ainsi que, dans l'évangile de Matthieu, Jésus arrive parmi nous : en demandeur, comme l'un de nous. A charge pour nous de le reconnaître par cette question : "et toi, tu viens à moi ?"

L'évangile nous fait comprendre que cette reconnaissance conduit à une manière d'être ensemble, vers ce "nous" que Jésus adresse à Jean, et qui n'a d'autre horizon que la justice. Ce sont les premiers mots que l'évangile met dans la bouche de Jésus :"il nous convient d'accomplir toute justice". Son enseignement sera axée sur elle, depuis le sermon sur la montagne : "Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice" jusqu'à dire : "Les taxateurs et les prostituées vous précéderont au royaume de Dieu. Car Jean est venu vers vous sur un chemin de justice et vous ne l'avez pas cru, mais eux l'ont cru. Ce que voyant, vous ne vous êtes pas convertis pour le croire". Ainsi il devient clair que la justice dont Jésus parle comme ce qu'il convient d'accomplir avec lui, ne consiste pas à se justifier soi-même, mais à être reconnu juste par un autre, tout en ayant soif de justice et la croire possible en s'investissant pour elle.

Le baptême de Jésus se passe comme une anticipation de cette reconnaissance que Dieu porte à son comble : Sur lui, qui n'a encore dit que cela, l'Esprit de Dieu descend comme sur une nouvelle création et une voix se donne à entendre qui le reconnaît non seule-ment juste, mais fils, fils aimé. Et quand Jésus meurt sur la croix, victime d'un procès injuste, un étranger le reconnaîtra "fils de Dieu".

Qui que nous soyons, s'il nous arrive dire : "et toi, tu viens à moi?", cet évangile nous rappelle que toute justice s'accomplit, quand alors nous nous laissons reconnaître par lui comme fils et filles de Dieu.

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Evangile selon saint Matthieu 5, 13-16 - 8 février 2026

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples  :
«  Vous êtes le sel de la terre.

Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien  : on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde.

Une ville située sur une montagne ne peut être cachée

Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.

De même, que votre lumière brille devant les humains,
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. 

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Avec les "Béatitudes", le début du 5e chapitre nous avait placé-e-s devant Jésus, l'enseignant sur la montagne. La péricope de ce jour en est la suite immédiate.

Si les béatitudes avaient précisé les attitudes fondamentales dans le Royaume des cieux, aujourd'hui l' Evangile relève ce que sont ses citoyen-ne-s.
Un lieu leur est indiqué, ouvert en direction de la gloire du Père
qui est aux Cieux, empêchant ainsi tout retour sur soi-même.
Derrière et avec Jésus, les citoyens, citoyennes du royaume
trouvent leur place.
Vous êtes le sel de la terre  ! Entendons d'abord ceci  : sur le chemin ouvert par les «  béatitudes  », on ne se trouve pas seul-e, mais avec d'autres, «  vous  » appelle «  nous  »
Il n'est pas dit  : «  Soyez sel  ». 'Etre sel' ne désigne pas une
qualité additive mais intrinsèque du disciple engagé dans la voie du discours  : donner goût et stabilité, ainsi qu'en parlent les Ecritures. Dans l 'AT  : le sel ayant la propriété non seulement de rendre les aliments savoureux, mais aussi de les conserver, il en vient à signifier la valeur durable d'un contrat, tel une alliance de sel.

Vous êtes la lumière du monde, l'image de la lumière est fine, invisible en tant que telle, elle rend visible tout ce qu'elle touche ! C'est dans son lieu propre seulement qu'elle remplit son office et qu'elle brille  pour tous, sans exclusion et d'abord dans la maison !
Le monde  est l'espace le plus étendu. Pas un endroit qui ne pourrait être touché par cette lumière que vous êtes.

Que brille votre lumière devant les humains :
la lumière que vous êtes est faite pour les humains ! Mt n'oublie pas un instant que la lumière, aussi belle soit-elle, s'étiole si son éclat se retourne sur elle-même, si les disciples détachent ce qu'ils sont de ce qu'ils font ( voir Mt 25, 31-46)
...pour qu'ils voient vos œuvres belles.. : mais il ne suffit pas de faire de bonnes choses, encore faut-il que ce qui est fait le soit de manière à rendre compte de l'origine de la lumière :

                 Votre Père qui est aux Cieux
 

 

 
Evangile selon St Jean – chap 4, 5-42 - mars 2026

Jésus vint à une ville de la Samarie appelée Sychar, voisine du domaine qu'avait donné Jacob à Joseph, son fils. Là est la source de Jacob.
Jésus, fatigué par l'étape, était assis, tel quel, à la source. C'était vers la 6e heure (midi).

Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit :
                 
Donne-moi à boire.
Car les disciples étaient allés à la ville acheter de la nourriture.
La femme, la Samaritaine, lui dit :
                
Comment ! Toi qui es Juif, tu demandes à boire à moi, qui           suis femme samaritaine !
(Car les Juifs ne fraient pas avec les Samaritains.) Jésus répondit et lui dit :
                
Si tu savais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit :           donne-moi à boire, c'est toi qui lui aurais demandé, et il te           donnerait de l'eau vive!
Elle lui dit :
           
  Seigneur, tu n'as pas de récipient, et le puits est profond.
         D'où as-tu donc l'eau vive ?
         Es-tu plus grand, toi, que notre père Jacob qui nous a donné          le puits, et lui-même en a bu, et ses fils et ses bestiaux?
Jésus répondit et lui dit :
              
Quiconque boit de cette eau aura soif de nouveau ;
        or qui boira de l'eau que moi je lui donnerai n'aura plus soif à         jamais, mais l'eau que je lui donnerai deviendra en lui source         d'eau jaillissant en vie éternelle.
La femme lui dit :
            
Seigneur, donne-moi cette eau, que je n'ai plus soif et ne        revienne plus puiser ici.
Il lui dit :
           
Va ! Appelle ton mari et viens ici !
La femme répondit et lui dit :
     Je n'ai pas de mari.
Jésus lui dit :
         
Tu as bien dit : je n'ai pas de mari. Car tu as eu cinq maris, et       maintenant celui que tu as n'est pas ton mari : là, tu as dit       vrai !
La femme lui dit :
          
Seigneur, je vois que tu es un prophète, toi …
      Nos pères ont adoré sur cette montagne, et vous, vous dites :       C'est à Jérusalem le lieu où on doit adorer ?
 


 Jésus lui dit :
              
Crois-moi, femme ! une heure vient où ce n'est ni sur cette          montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous adorez,          vous, qui vous ne savez pas. Nous adorons, nous, qui nous savons,          car le salut vient des Juifs. Mais une heure vient, et c'est          maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en          vérité. Car ce sont ceux-là que cherche le Père : ceux qui l'adorent,          lui. Dieu est esprit, et ceux qui l'adorent, lui, en esprit et en vérité          doivent adorer.

La femme lui dit :
              
Je sais qu'un messie vient.
         Quand viendra celui-là, il nous annoncera tout …

Jésus lui dit :
                         Moi je suis, celui qui te parle.

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Voici Jésus avec une femme au bord d'un puits où bien d'alliances se sont conclues, à l'heure où le soleil touche l'eau profonde. Leur dialogue met devant nos yeux le chemin courbe que chacun et chacune de nous emprunte pour faire connaissance avec le Dieu de Jésus qui d'emblée se met du côté de ceux et celles qui ont soif. Et Jésus s'entend à "faire sortir la vérité du puits".
Voilà une femme qui non seulement a des idées bien arrêtées sur les conventions sociales, elle sait aussi comment et où pratiquer la bonne religion. Mais elle ne refuse pas de se laisser éconduire de ses positions rassurantes. Car, tout en s'étant trompée six fois sur l'objet de son désir, elle reste désirante, dans l'attente de celui qui "annoncera tout".
Aussi Jésus se fait connaître à elle comme "moi qui te parle", comme un vis-à-vis de parole qui met des mots sur sa propre soif qu'elle ne connaissait pas. "L'homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait" , elle l'annonce désormais et ces concitoyens entendent à leur tour et en leur propre nom cette parole libératrice qui a surgi telle une eau vive depuis le puits du
grand amant Jacob, pour devenir salut pour le monde.
Cette parole, puisse-t-elle nous toucher à nouveau, conduire notre désir à sa vérité, faire place au goût de découvrir plutôt que d'être certains, nous remettre en chemin. Alors nous rencontrerons d'autres, ayant la même soif, avec qui faire alliance. Alors résonnera pour nous cette parole du prophète Isaïe : "Ivres de joie, vous puiserez de l'eau aux sources du salut."
 

 

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Mod le 04/04/2026