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Année 2026 |
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean ( 14, 15-21 ) En ce temps-là, Jésus disait à ses
disciples : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut
recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le
connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus,
mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. *************************************
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L'évangile de Jean place un long discours de Jésus au dernier repas qu'il a pris avec les siens. D'un dimanche à l'autre, des parties de ce discours nous sont données à lire. Ces paroles, dont chaque phrase peut être prise comme une bouchée de pain, se présentent ainsi elles-mêmes comme une nourriture. Leur insistance sur l'amour mutuel, le don de la vie, le Père comme la source de tout don, doit nous rappeler que cet évangile a pris forme au milieu de grandes difficultés internes et externes vécues par les premières communautés chrétiennes. Chez Jn, il n'y a pas "aimer les commandements" (voir Ps 119), mais "garder ma parole / mes commandements", c'est ce qui découle si l'on aime Jésus; et si l'on "garde mes commandements", cela atteste qu'on demeure dans l'amour dont Jésus aime. C'est sur fond de ce double "si" et du mouvement circulaire qu'il instaure entre aimer – garder – être aimé, que se détache alors le commandement d'aimer les uns les autres. L'Evangile de Jean attribue à l'Esprit Saint après Pâques le nom de « Paraclet » . ici le texte l'appelle « défenseur ». « C'est Lui qui assure la présence de l'Absent , partout et toujours. Le Paraclet sera l'acteur de cette présence divine en faisant mémoire de l'enseignement de Jésus et en interprétant son message toujours à nouveau... Le Paraclet est ainsi au service de Jésus, il est pour ainsi dire « son double », il n'apporte rien de nouveau, mais il est la mémoire créatrice de la foi. ( extraits du NTC p 481 ) (extraits de
Atelier Evangile – Dorothée Bauschke) |
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Lecture du livre des Actes des Apôtres : 2, 1-11
Quand arriva le jour de la Pentecôte, Or,
il y avait, résidant à Jérusalem, |
L'évangile de ce jour essaie de le dire. L'Esprit, qu'il appelle 'Esprit de vérité' se manifeste là où ça parle, où ça parle pour de vrai. Mais qu'est-ce que cela veut dire 'parler pour de vrai' Dans une certaine mesure, cela nous est peut-être arrivé une fois ou l'autre : quand nous portions vraiment en nous ce qu'il y avait à dire et que cela était ajusté. Alors nous n'avions pas à élever la voix, la vérité de notre parole s'imposait d'elle-même. Elle tombait juste. Eh bien, l'Esprit parle en nous, il naît entre nous, chaque fois que nous nous laissons toucher par lui en ce qu'il y a de plus authentiquement humain en nous : 'jamais humain n'a parlé comme cet humain' - l'Esprit s'atteste quand nous sommes au plus près de ce qui fait de nous des hommes et des femmes. Jésus se disait 'fils de l'humain'. Notre ‘langue maternelle’, c’est celle que l’Esprit fait naître en nous là où nous sommes humains en vérité. Ce devenir homme et femme, cette naissance de l'Esprit de vérité en nous et entre nous qui se manifeste dans nos paroles, c'est un chemin qui est toujours à reprendre. Laissons-nous y pousser par ce souffle en renonçant à savoir où il va, où cela nous mène. Qu'il nous suffise de croire qu'il vient du Père, lui qui nous désire vivants |