NOEL 2023

Lc 24,36-49 0/4 2024

Mc 10, 17-27 10/2024

Lc 5,1-11 04/2025

La Croix glorieuse Je 3,14-21 09/2025

 Mtt 5 13-16 Fev 2026

Matt 2,1-12  Epiphanie

Ascension 05/ 2024

Matt 5, 1-12a - Toussaint 2024

1er Car C - Lc ( 4, 1-13 ) - 03/ 2025

Lc (17, 11-19) – 10/ 2025

 #Je 4 5-42 Mars 2026

Je 1,35-42 01/ 2024

Je 17,11-21 0/5 2024

Mc 12,41-44 13,1-3a 11/2024

Lc Rameaux Passion

Je 2,13-25 11/ 2025

 Jean 20,19-31 avril 2026

Mc 1,40-45 02/2024

Pentecote 0/5 2024

Luc, 3,1-6 Avent 2024

V>eill¢ pascale C  Lc 24, 1-12 P￵es 2025

Mtt 11, 2-11 12/2025

 Jean ( 14, 15-21 ) mai 2026

Je 3,14-21 03/ 2024

Mc 3,20-35 0/6/2024

Dieu nouveau venu Noel 2024

Je  10, 27-30 05/2025

Noel 2025

 Pentecote 2026

Mc 16, 1-8 P￵es 2024

Mc 7, 31-37  0/8 2024

Lc 3,15-16.21-22 ( Bapt¥ de J￵s)

Ac 2, 1-12 - 06/2025

Matt 3 13-17 01/2026

 

 

  

   Année  2026

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean ( 14, 15-21 )

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements.
Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous :

l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.
Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.

D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi.
En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.
Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. »

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L'évangile de Jean place un long discours de Jésus au dernier repas qu'il a pris avec les siens. D'un dimanche à l'autre, des parties de ce discours nous sont données à lire. Ces paroles, dont chaque phrase peut être prise comme une bouchée de pain, se présentent ainsi elles-mêmes comme une nourriture.

            Leur insistance sur l'amour mutuel, le don de la vie, le Père comme la source de tout don, doit nous rappeler que cet évangile a pris forme au milieu de grandes difficultés internes et externes vécues par les premières communautés chrétiennes.

            Chez Jn, il n'y a pas "aimer les commandements" (voir Ps 119), mais "garder ma parole / mes commandements", c'est ce qui découle si l'on aime Jésus; et si l'on "garde mes commandements", cela atteste qu'on demeure dans l'amour dont Jésus aime. C'est sur fond de ce double "si" et du mouvement circulaire qu'il instaure entre aimer – garder – être aimé, que se détache alors le commandement d'aimer les uns les autres.

L'Evangile de Jean attribue à l'Esprit Saint après Pâques le nom de « Paraclet » . ici le texte l'appelle «  défenseur ».

« C'est Lui qui assure la présence de l'Absent , partout et toujours.

Le Paraclet sera l'acteur de cette présence divine en faisant mémoire de l'enseignement de Jésus et en interprétant son message toujours à nouveau... Le Paraclet est ainsi au service de Jésus, il est pour ainsi dire « son double », il n'apporte rien de nouveau, mais il est la mémoire créatrice de la foi. ( extraits du NTC p 481 )

                                              (extraits de Atelier Evangile – Dorothée Bauschke)                                                                                                                               
 

 


Lecture du livre des Actes des Apôtres : 2, 1-11

    Quand arriva le jour de la Pentecôte,
au terme des cinquante jours après Pâques, 
ils se trouvaient réunis tous ensemble.
    Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent :
la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.
    Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu,
qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux.
    Tous furent remplis d’Esprit Saint :
ils se mirent à parler en d’autres langues,
et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

    Or, il y avait, résidant à Jérusalem,
des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel.
    Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait,
ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion
parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte
ceux qui parlaient.
    Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :
« Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ?
    Comment se fait-il que chacun de nous les entende
dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?
    Parthes, Mèdes et Élamites,
habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,
de la province du Pont et de celle d’Asie,
    de la Phrygie et de la Pamphylie,
de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène,
Romains de passage, Juifs de naissance et convertis,
Crétois et Arabes, tous nous les entendons
parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »


A Pentecôte, nous nous souvenons du don de l'Esprit saint, don que Jésus a lié à son départ, sa mort. Nous parlons peu de l'Esprit saint ; on le prie tout au plus pour la réussite d'un examen ou pour prendre une décision difficile. C'est comme si on le prenait au mot : n'est-il pas souffle, rien que du vent ? alors que sans souffle nous ne survivons que quelques minutes !! - Peut-être pensons-nous avoir perdu au change ? La naissance de Jésus, nous nous l'imaginons avec beaucoup de détails, presque comme si nous y avions été. Mais de la naissance de l'Esprit, qui pourtant ne cesse de se produire, comment s'en apercevoir ?

L'évangile de ce jour essaie de le dire. L'Esprit, qu'il appelle 'Esprit de vérité' se manifeste là où ça parle, où ça parle pour de vrai.

Mais qu'est-ce que cela veut dire 'parler pour de vrai' Dans une certaine mesure, cela nous est peut-être arrivé une fois ou l'autre : quand nous portions vraiment en nous ce qu'il y avait à dire et que cela était ajusté. Alors nous n'avions pas à élever la voix, la vérité de notre parole s'imposait d'elle-même. Elle tombait juste.

Eh bien, l'Esprit parle en nous, il naît entre nous, chaque fois que nous nous laissons toucher par lui en ce qu'il y a de plus authentiquement humain en nous : 'jamais humain n'a parlé comme cet humain' - l'Esprit s'atteste quand nous sommes au plus près de ce qui fait de nous des hommes et des femmes. Jésus se disait 'fils de l'humain'. Notre ‘langue maternelle’, c’est celle que l’Esprit fait naître en nous là où nous sommes humains en vérité.

Ce devenir homme et femme, cette naissance de l'Esprit de vérité en nous et entre nous qui se manifeste dans nos paroles, c'est un chemin qui est toujours à reprendre. Laissons-nous y pousser par ce souffle en renonçant à savoir où il va, où cela nous mène. Qu'il nous suffise de croire qu'il vient du Père, lui qui nous désire vivants

 

                                          

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Mod le 09/06/2026